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C’est arrivé demain

November 4, 2011

Tous les amateurs de science fiction ont pu imaginer depuis longtemps la manipulation d’objets virtuel 3D. Pour ne citer que les plus connus, les personnages de Star Wars ou Star Trek interagissaient avec des hologrammes. C’est donc avec un air de “déjà-vu” que nous arrivent très prochainement ces possibilités. Si nous ne sommes plus étonnés d’entendre une personne parler “seule” dans la rue (dans le micro de son portable), il faudra nous habituer à voir quelqu’un faire des gestes dans le vide, l’objet de son interaction n’étant pas visible pour nous.
Nous avons commencé à développer l’interaction de l’avatar dans le monde virtuel 3D avec la Kinect. Les différentes démonstrations ont suscité beaucoup d’intérêt des utilisateurs et confirmé le potentiel artistique sur lequel nous avons commencé à travailler, notamment dans le cadre du projet SynchroniCity. En attendant l’Holodesk :



Une nouvelle vidéo d’un projet baptisé « Augmented Projectors », interaction d’objets virtuels 3D en temps réel se superposant à l’espace physique :


Jours tranquilles au musée précaire Albinet_Thomas Hirschhorn

September 30, 2011


Musée précaire Albinet / Thomas Hirschhorn

©  Coroly Suard


Dans le cadre des projets en développement de AIRE, le film de Coraly Suard, Jours tranquilles au musée précaire Albinet (co-production ARTFILMS, Centre Pompidou, Thomas Hirschhorn ), sera diffusé dans notre espace à Moulins, au 1 place de l’Ancien Palais. Sur rendez-vous uniquement, envoyez un message à contact(@)aire-europe.org (enlevez les parenthèses). Entrée libre, durée du film 52 mn.

Musée précaire Albinet / Thomas Hirschhorn

©  Coroly Suard

Réalisé par l’artiste Thomas Hirschhorn au printemps 2004, à l’invitation des Laboratoires d’Aubervilliers, le projet du Musée Précaire Albinet était d’exposer des oeuvres originales clés de l’histoire de l’art du XXe siècle (Kasimir Malevitch, Salvador Dali, Le Corbusier, Piet Mondrian, Fernand Léger, Marcel Duchamp, Joseph Beuys ) au pied de la Cité Albinet, dans le quartier du Landy, à Aubervilliers, en banlieue parisienne.
Le film met en évidence les relations qui s’établissent entre les habitants de ce quartier, provoquées par la présence de ces oeuvres d’une valeur inestimable. C’est un évènement artistique déclencheur de fiction, une utopie s’incarnant dans le réel, une altération du quotidien que le film retrace. C’est un regard hors des clichés et des caricatures qui ne stigmatise pas la population et la jeunesse d’un quartier « difficile ».
Le projet a été monté grâce aux jeunes du quartier du Landy, qui se sont formés pour cette opération, apprendre à manipuler les oeuvres, assurer leur sécurité et les présenter aux visiteurs. Tous les jours, il se passait quelque chose au musée Albinet : des ateliers pour les enfants, des ateliers d’écriture pour les plus grands, des repas, des débats, des conférences. Pendant 8 semaines, le musée précaire est devenu un lieu de vie, de réaction, de confrontation, d’échange, d’expérience, de création. C’était aussi un lieu d’ouverture sur l’extérieur. Des excursions – liées à l’artiste présenté – sont organisées chaque semaine pour les habitants dans des lieux très variés : à Paris, à Nantes, à la Haye, dans une usine automobile, une agence de pub, une galerie. Et l’ouverture fonctionne dans les deux sens : les gens de l’extérieur viennent dans le quartier, ce qui réjouit les habitants. Hirschhorn a choisi de montrer des artistes ayant voulu changer le monde par leur art hors d’un musée classique. Car le musée, en sacralisant l’oeuvre, neutralise son pouvoir de contestation et de remise en question. Comme l’écrit Hirschhorn : « les oeuvres se confrontent ainsi à la réalité du temps qui s’écoule aujourd’hui à nouveau », sorties de leur confortables et prestigieuses institutions où un double silence est imposé, aux visiteurs comme aux oeuvres : plus personne (ou si peu) n’ose les remettre en question, les interroger et les oeuvres elles-mêmes ont gentiment appris à se taire.


Musée précaire Albinet / Thomas Hirschhorn

©  Coroly Suard



Thomas Hirschhorn à propos du Musée Précaire Albinet :

« Je suis un artiste, je ne suis pas un travailleur social. Le « Musée Précaire Albinet » est une œuvre d’art, ce n’est pas un projet socioculturel. Le « Musée Précaire Albinet » est une affirmation. Cette affirmation est que seul l’art en tant qu’art peut obtenir une vraie importance et avoir un sens politique. Cette affirmation est aussi que l’art peut des choses seulement parce qu’il s’agit de l’art. Seul l’art n’exclut pas l’autre. Seule l’œuvre d’art possède la capacité universelle d’engager un dialogue d’un à un. Du spectateur à l’œuvre et de l’œuvre au spectateur. C’est pour cela que j’insiste sur le fait que le « Musée Précaire Albinet » est un projet artistique. Toute autre interprétation du « Musée Précaire Albinet » est un malentendu ou une facilité. Car il ne s’agit pas de réduire l’art à un champ socio-politique et il ne s’agit pas de restreindre la mission de l’art à une mission d’animation culturelle.
L’art n’est pas contrôlable. Le « Musée Précaire Albinet » n’est pas contrôlable, il peut se soustraire tout le temps et à chaque instant au contrôle. J’ai dit, en proposant le projet aux habitants de la cité Albinet et au quartier du Landy, que le « Musée Précaire Albinet » était une mission. Une mission possible qui est basée sur un accord, mais pas une mission impossible. Un accord entre moi, l’artiste, et la cité Albinet, la cité tout court, l’espace public. Si en tant qu’artiste je veux faire un travail dans l’espace public, je dois être d’accord avec l’espace public. Dans la galerie, dans le musée, chez un collectionneur ou en participant à une exposition je ne dois pas forcément être d’accord. Avec un travail dans l’espace public, être d’accord est une nécessité qui rend ce travail si difficile. Être d’accord veut dire être en accord avec la mission. Tout le temps et à chaque instant je dois être d’accord, car c’est seulement si je suis en accord avec ma mission dans l’espace public que je peux co-opérer. Je dois co-opérer avec la réalité pour la changer. On ne peut pas changer la réalité si on n’est pas d’accord avec elle. En tant qu’artiste avec un projet dans l’espace public je dois donc forcément être d’accord avec la réalité. Être d’accord ne veut pas dire approuver. Être d’accord veut dire oser affirmer sans s’expliquer, sans se justifier, sans discuter, sans argumenter et sans communiquer.
Le « Musée Précaire Albinet » n’est pas discutable et il n’est pas justifiable. Le « Musée Précaire Albinet » est une affirmation en accord avec son quartier, ses habitants, son emplacement, son programme, ses visiteurs, ses activités. Le « Musée précaire Albinet » n’est pas basé sur le respect, il est basé sur l’amour. Car affirmer quelque chose ne veut pas dire respecter quelque chose, affirmer quelque chose veut dire aimer quelque chose. Le « Musée précaire Albinet » veut être une percée. Le « Musée Précaire Albinet » veut être un manifeste concret sur le rôle de l’artiste dans la vie publique. Ce projet veut être la réalisation utopique d’une pratique artistique concrète.



Musée précaire Albinet / Thomas Hirschhorn

©  Coroly Suard

Le « Musée Précaire Albinet » porte en lui la violence de la transgression. Je ne suis pas un historien, je ne suis pas un scientifique et je ne suis pas un chercheur. Je suis un guerrier. Moi-même, je dois à chaque instant lutter contre l’idéologie du possible, l’idéologie de ce qui est permis et je dois lutter contre la logique du culturel. Moi-même, je dois lutter contre l’esprit de la bonne conscience et contre l’idéologie du politiquement correct théorique. Moi-même je dois m’encourager à chaque instant d’avoir pris la bonne décision, je dois m’encourager à rester libre et je dois m’encourager à tenir l’affirmation du « Musée Précaire Albinet ». Le « Musée précaire Albinet » est un projet qui ne veut pas améliorer, qui ne veut pas apaiser, qui ne veut pas apporter du calme. Car avec ce projet je veux oser toucher ce qu’on ne peut pas toucher, l’autre. Je veux engager un dialogue avec l’autre sans le neutraliser. Le « Musée Précaire Albinet » ne travaille pas pour la justice ou pour la démocratie. Le « Musée Précaire Albinet » ne veut pas montrer ce qui est « possible » ou « impossible ». Car la liberté de l’artiste et l’autonomie de l’art ne sont pas au service d’une cause. Si on prescrit ce pourquoi l’artiste devrait travailler, alors ce travail ne serait pas de l’art. Le « Musée Précaire Albinet » est un projet dans un réel surmenage, dans une réelle exagération. Ce n’est que dans l’excès et le déraisonnable que ce projet peut approfondir chaque jour son affirmation et être encore plus exigeant pour celui qui le reçoit que pour celui qui le donne. A chaque instant ce projet doit affirmer sa raison d’être et doit tout le temps défendre son autonomie d’œuvre d’art. Le «Musée précaire Albinet » doit être constamment reconstruit et il doit être conçu de nouveau dans ma tête et dans les têtes de la cité. Le « Musée Précaire Albinet » est un projet chargé de complexité, de contradiction, de difficulté, mais aussi de beauté. Ce sont les instants courts, rares et non-spectaculaires de la confrontation, que l’art peut engager partout, pour tout le monde, et à tout moment. Jamais je ne dirais que le « Musée Précaire Albinet » est un succès, mais jamais je ne dirais, non plus, que c’est un échec. »


Extrait du film


AIRE espace réel

March 14, 2011

AIRE real space


Read this in english ?

AIRE, 1 place de l’ancien Palais, 03000 Moulins – France

AIRE est également un espace réel basé en Auvergne au centre de la France dans la Ville de Moulins, près de Vichy et Clermont Ferrand.
Situé sur les vestiges du château des Ducs de Bourbon, au coeur du quartier historique, il fait le lien entre patrimoine, art et numérique.
Les espaces intérieurs modulaires ouvrant sur un jardin intérieur, permettent d’y organiser expositions, concerts, ateliers.


English

AIRE is also a real space based in Auvergne, in the center of France in the City of Moulins, near Vichy and Clermont Ferrand.
Situated on the vestiges of the castle of the Dukes of Bourbon, in the heart of the historic district, it makes the link between heritage, art and digital technology.
The modular internal spaces opening on an internal garden, allow to organize exhibitions, concerts, workshops there.


Stalker

February 5, 2011


Become a Stalker ? : Synchronicity project



http://en.wikipedia.org/wiki/Stalker_%28film%29
En français : http://fr.wikipedia.org/wiki/Stalker_%28film%29

L’artiste comme “passeur” : Il s’agit d’accompagner chaque personne, à sa vitesse, dans la découverte de son ” territoire existentiel “. Ce territoire est un grand réservoir, à la fois lieu d’ancrage et de ressource pour un langage personnel qui s’invente en s’exprimant. Savoir ce que l’on capte, ce que l’on émet, ce que l’on veut dire et projeter, savoir changer son point de vue, avoir une vision, une perception du monde … Il n’y a pas une méthode mais autant d’itinéraires que chacun pourra réinventer selon son contexte social, géographique, économique, culturel, sa sensibilité, autant de moyens d’épanouir ce qui peut donner des repères authentiques, personnels et collectifs. Il faut profiter au maximum des savoir-faire, des visions et des expériences de tous, donner une pensée transversale, aiguiser la conscience de la particularité de chacun en gardant une vision panoramique ouverte sur d’autres temps, sur d’autres lieux, d’autres manières d’utiliser, de penser, de créer. Nous souhaitons décentrer, décloisonner, faire échanger sans modéliser, additionner les attitudes, les solutions plutôt que les opposer, parvenir à des visions moins dualistes, développer l’idée de la relativité, de la mobilité, de la mise en relation.
Marc Blieux, AIRE, 2004

Augmentation de réalité (2)

February 9, 2010

Un nouvel exemple d’interaction espace réel / espace virtuel. Le SixthSense est une invention de Pranav Mistry, qui travaille au MIT . Pour Pranav Mistry, son invention va non seulement « nous débarrasser de la fracture numérique» mais en réduisant l’écart entre ces deux espaces « nous aider à rester humain, à être plus rattachés à notre monde physique, à ne pas devenir des machines, assises devant d’autres machines.»Espérons le…
En tout cas, il invite chacun à s’approprier son invention dont il va mettre les programmes en open source dans les prochains mois.



une version de la vidéo sous titrée en français est disponible également ici

Augmentation de réalité

January 20, 2010

AIRE Ville Spatiale est une expérimentation “in vivo” des nouveaux territoires numériques. Si nous les explorons avec enthousiasme, c’est aussi avec vigilance et dans une position critique constructive que nous analyserons ces territoires. Ce site est donc également un espace de réflexion autour des technologies que nous utilisons ou en devenir.

Les technologies de simulation virtuelle 3D sont en évolution rapide. Nous passons à présent de la réalité virtuelle (1) à la réalité augmentée.

Wikipédia nous en donne la définition suivante : ” La notion de réalité augmentée désigne les systèmes (au sens informatique ) qui rendent possible la superposition d’un modèle virtuel 3D ou 2D à la perception que nous avons naturellement de la réalité et ceci en temps réel. Ce système peut aussi bien s’appliquer à la perception visuelle (superposition d’image virtuelle aux images réelles) qu’aux perceptions proprioceptives comme les perceptions tactiles ou auditives.

Le concept de réalité augmentée vise donc à compléter notre perception du monde réel, en y ajoutant des éléments fictifs, non perceptibles naturellement. La réalité augmentée désigne donc les différentes méthodes qui permettent d’incruster de façon réaliste des objets virtuels dans une séquence d’images. Ses applications sont multiples et touchent de plus en plus de domaines : jeux vidéo et edutainement, cinéma et télévision (post-production, studios virtuels, retransmissions sportives…), industries (conception, design, maintenance, assemblage, pilotage, robotique et télérobotique, implantation, étude d’impact…), médical, etc.”

La “réalité augmentée” sera donc bientôt partout. Augmentation oui mais dans quel sens ?

Voici un court métrage qui, avec son une esthétique très “Second Life” par la façon dont le personnage construit avec des primitives sa simulation, nous promet des perspectives bien extraordinaires…

(1) dont le choix de la terminologie a fait débat, beaucoup opposant le réel au virtuel, alors que le mot virtuel, du latin virtus, signifie actuel, donc une réalité en devenir, comme l’arbre présent virtuellement dans la graine. voir http://hypermedia.univ-paris8.fr/pierre/virtuel/virt0.htm)




L’invasion des primitives

November 9, 2009

Sur Second Life, les primitives sont les formes géométriques de base (cube, sphère, pyramide, torse…) avec lesquelles tout ce qui est en volume est créé. Berlin Infec­tion est une vidéo réalisée par Peter Kidger. Je n’ai pas lu que l’auteur avait fait ce rapprochement mais ceux qui connaissent Second Life ne pourront certainement pas s’empêcher d’imaginer des primitives envahissant la ville . Beau et inquiétant…

(via Webknot)

La Ville Spatiale

August 30, 2009


Yona Friedman a donné à la Ville Spatiale de nombreuses configurations au cours du temps. Nous avons choisi de partir sur la proposition qu’il a conçu lors de biennale d’architecture de Venise 2009.  Avec des matériaux “pauvres” il a réalisé, entre les colonnes de la salle d’exposition, un plateau tendu de fils électriques sur lesquels il a posé des cartons figurants les modules d’habitations.


yona_friedman_biennale_venise_ville_spatiale_01


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Yona Friedman_Ville Spatiale_Biennale Venise_2009


Yona Friedman_Ville Spatiale_Biennale Venise_2009


Yona Friedman_Ville Spatiale_Biennale Venise_2009


Toutes les photos © Marianne Homiridis, Ville Spatiale, Biennale d’architecture de Venise 2009


Ecologia Island

June 30, 2009

AIRE s’est implanté sur la plate forme virtuelle 3D temps réel Second Life depuis octobre 2006, sous la direction de l’artiste Marc Blieux. Occupant différents espaces, dans un premier temps un petit terrain sur une région appelée puis dans une région francophone l’Area 51, un quart d’ile appelé Walden et enfin l’ile Ecologia Island, inaugurée le 1 décembrer 2007.

Opening Ecologia Island

Concert d’ouverture d’Ecologia Island : music Renanyoy Oh et Christine Webster aka Wildo Hofmann, Installation : le Nuage de Marc Blieux aka Marc Moana.






Opening Ecologia Island AIRE Second Life by Marc Moana aka Marc Blieux, on Flickr