SynchroniCity, lors de présentations publiques, est présentée sous la forme d’une installation interactive.
Le dispositif est composé d’une vidéoprojection de l’espace virtuel 3D et d’une caméra infrarouge Kinect, permettant de capter les mouvements du corps du spectateur en associant ses gestes aux déplacements de l’avatar. Cette installation explore un autre rapport à l’oeuvre dans le processus participatif. Une galerie d’avatars, créés par les artistes pour SynchroniCity, est mise à sa disposition. Chacun peut en temps réel inventer sa propre histoire, « jouant » avec cet avatar et des créations 3D de l’environnement, réinventant un personnage du film.
Un phénomène également intéressant à explorer est la relation entre la personne qui utilise le dispositif et les personnes attendant de le tester. L’utilisateur devient alors une partie intégrante du « spectacle ».
Sur la photo : un des personnages servant de “véhicule” au public . L’avatar a été créé par Maya Paris. Lorsqu’on le déplace il laisse derrière lui les Buren’s tentacles, créées par Marc Blieux aka Marc Moana. Ces colonnes pointues et molles envahissent alors l’espace visuel et le modifie, devenant un élément de la création.
L’installation au centre Camille Claudel, Clermont-Ferrand
The Aviary par Dekka Raymaker envahit par les Buren’s tentacles (créées par Marc Blieux) laissées pendant les déplacements du SAC [001], créé par Maya Paris, par un visiteur du festival Vidéoformes. Dôme géodésique créé par Werner Kurosawa. The Aviary by Dekka Raymaker invades by Buren’s tentacles (created by Marc Blieux) during the movements of the SAC [ 001 ], created by Maya Paris, by a visitor of the festival Vidéoformes. Geodesic dome created by Werner Kurosawa.
by Marc Moana aka Marc Blieux
Flying Cuckoo, new creation by Marc Blieux aka Mark Moana. Work in progress pour le projet SynchroniCity. Inspired by Francis Godwin, The Man in the Moone – 1638
> The Cuckoo
Quelque chose va se passer le 11/11/11…
…les eaux engloutiront la Ville, c’est le moment de partir…
… embarquez-vous…
et venez fêter avec nous les 5 ans de AIRE sur Second Life.
Something will happen the 11/11/11…
…waters will engulf the City, it’s time to leave…
… come on board…
for The ultimate party : 5th Birthday of AIRE Second Life.
Tous les amateurs de science fiction ont pu imaginer depuis longtemps la manipulation d’objets virtuel 3D. Pour ne citer que les plus connus, les personnages de Star Wars ou Star Trek interagissaient avec des hologrammes. C’est donc avec un air de “déjà-vu” que nous arrivent très prochainement ces possibilités. Si nous ne sommes plus étonnés d’entendre une personne parler “seule” dans la rue (dans le micro de son portable), il faudra nous habituer à voir quelqu’un faire des gestes dans le vide, l’objet de son interaction n’étant pas visible pour nous. Nous avons commencé à développer l’interaction de l’avatar dans le monde virtuel 3D avec la Kinect. Les différentes démonstrations ont suscité beaucoup d’intérêt des utilisateurs et confirmé le potentiel artistique sur lequel nous avons commencé à travailler, notamment dans le cadre du projet SynchroniCity. En attendant l’Holodesk :
Une nouvelle vidéo d’un projet baptisé « Augmented Projectors », interaction d’objets virtuels 3D en temps réel se superposant à l’espace physique :
Dans le cadre des projets en développement de AIRE, le film de Coraly Suard, Jours tranquilles au musée précaire Albinet (co-production ARTFILMS, Centre Pompidou, Thomas Hirschhorn ), sera diffusé dans notre espace à Moulins, au 1 place de l’Ancien Palais. Sur rendez-vous uniquement, envoyez un message à contact(@)aire-europe.org (enlevez les parenthèses). Entrée libre, durée du film 52 mn.
Réalisé par l’artiste Thomas Hirschhorn au printemps 2004, à l’invitation des Laboratoires d’Aubervilliers, le projet du Musée Précaire Albinet était d’exposer des oeuvres originales clés de l’histoire de l’art du XXe siècle (Kasimir Malevitch, Salvador Dali, Le Corbusier, Piet Mondrian, Fernand Léger, Marcel Duchamp, Joseph Beuys ) au pied de la Cité Albinet, dans le quartier du Landy, à Aubervilliers, en banlieue parisienne.
Le film met en évidence les relations qui s’établissent entre les habitants de ce quartier, provoquées par la présence de ces oeuvres d’une valeur inestimable. C’est un évènement artistique déclencheur de fiction, une utopie s’incarnant dans le réel, une altération du quotidien que le film retrace. C’est un regard hors des clichés et des caricatures qui ne stigmatise pas la population et la jeunesse d’un quartier « difficile ».
Le projet a été monté grâce aux jeunes du quartier du Landy, qui se sont formés pour cette opération, apprendre à manipuler les oeuvres, assurer leur sécurité et les présenter aux visiteurs. Tous les jours, il se passait quelque chose au musée Albinet : des ateliers pour les enfants, des ateliers d’écriture pour les plus grands, des repas, des débats, des conférences. Pendant 8 semaines, le musée précaire est devenu un lieu de vie, de réaction, de confrontation, d’échange, d’expérience, de création. C’était aussi un lieu d’ouverture sur l’extérieur. Des excursions – liées à l’artiste présenté – sont organisées chaque semaine pour les habitants dans des lieux très variés : à Paris, à Nantes, à la Haye, dans une usine automobile, une agence de pub, une galerie. Et l’ouverture fonctionne dans les deux sens : les gens de l’extérieur viennent dans le quartier, ce qui réjouit les habitants. Hirschhorn a choisi de montrer des artistes ayant voulu changer le monde par leur art hors d’un musée classique. Car le musée, en sacralisant l’oeuvre, neutralise son pouvoir de contestation et de remise en question. Comme l’écrit Hirschhorn : « les oeuvres se confrontent ainsi à la réalité du temps qui s’écoule aujourd’hui à nouveau », sorties de leur confortables et prestigieuses institutions où un double silence est imposé, aux visiteurs comme aux oeuvres : plus personne (ou si peu) n’ose les remettre en question, les interroger et les oeuvres elles-mêmes ont gentiment appris à se taire.
Thomas Hirschhorn à propos du Musée Précaire Albinet :
« Je suis un artiste, je ne suis pas un travailleur social. Le « Musée Précaire Albinet » est une œuvre d’art, ce n’est pas un projet socioculturel. Le « Musée Précaire Albinet » est une affirmation. Cette affirmation est que seul l’art en tant qu’art peut obtenir une vraie importance et avoir un sens politique. Cette affirmation est aussi que l’art peut des choses seulement parce qu’il s’agit de l’art. Seul l’art n’exclut pas l’autre. Seule l’œuvre d’art possède la capacité universelle d’engager un dialogue d’un à un. Du spectateur à l’œuvre et de l’œuvre au spectateur. C’est pour cela que j’insiste sur le fait que le « Musée Précaire Albinet » est un projet artistique. Toute autre interprétation du « Musée Précaire Albinet » est un malentendu ou une facilité. Car il ne s’agit pas de réduire l’art à un champ socio-politique et il ne s’agit pas de restreindre la mission de l’art à une mission d’animation culturelle.
L’art n’est pas contrôlable. Le « Musée Précaire Albinet » n’est pas contrôlable, il peut se soustraire tout le temps et à chaque instant au contrôle. J’ai dit, en proposant le projet aux habitants de la cité Albinet et au quartier du Landy, que le « Musée Précaire Albinet » était une mission. Une mission possible qui est basée sur un accord, mais pas une mission impossible. Un accord entre moi, l’artiste, et la cité Albinet, la cité tout court, l’espace public. Si en tant qu’artiste je veux faire un travail dans l’espace public, je dois être d’accord avec l’espace public. Dans la galerie, dans le musée, chez un collectionneur ou en participant à une exposition je ne dois pas forcément être d’accord. Avec un travail dans l’espace public, être d’accord est une nécessité qui rend ce travail si difficile. Être d’accord veut dire être en accord avec la mission. Tout le temps et à chaque instant je dois être d’accord, car c’est seulement si je suis en accord avec ma mission dans l’espace public que je peux co-opérer. Je dois co-opérer avec la réalité pour la changer. On ne peut pas changer la réalité si on n’est pas d’accord avec elle. En tant qu’artiste avec un projet dans l’espace public je dois donc forcément être d’accord avec la réalité. Être d’accord ne veut pas dire approuver. Être d’accord veut dire oser affirmer sans s’expliquer, sans se justifier, sans discuter, sans argumenter et sans communiquer.
Le « Musée Précaire Albinet » n’est pas discutable et il n’est pas justifiable. Le « Musée Précaire Albinet » est une affirmation en accord avec son quartier, ses habitants, son emplacement, son programme, ses visiteurs, ses activités. Le « Musée précaire Albinet » n’est pas basé sur le respect, il est basé sur l’amour. Car affirmer quelque chose ne veut pas dire respecter quelque chose, affirmer quelque chose veut dire aimer quelque chose. Le « Musée précaire Albinet » veut être une percée. Le « Musée Précaire Albinet » veut être un manifeste concret sur le rôle de l’artiste dans la vie publique. Ce projet veut être la réalisation utopique d’une pratique artistique concrète.
Le « Musée Précaire Albinet » porte en lui la violence de la transgression. Je ne suis pas un historien, je ne suis pas un scientifique et je ne suis pas un chercheur. Je suis un guerrier. Moi-même, je dois à chaque instant lutter contre l’idéologie du possible, l’idéologie de ce qui est permis et je dois lutter contre la logique du culturel. Moi-même, je dois lutter contre l’esprit de la bonne conscience et contre l’idéologie du politiquement correct théorique. Moi-même je dois m’encourager à chaque instant d’avoir pris la bonne décision, je dois m’encourager à rester libre et je dois m’encourager à tenir l’affirmation du « Musée Précaire Albinet ». Le « Musée précaire Albinet » est un projet qui ne veut pas améliorer, qui ne veut pas apaiser, qui ne veut pas apporter du calme. Car avec ce projet je veux oser toucher ce qu’on ne peut pas toucher, l’autre. Je veux engager un dialogue avec l’autre sans le neutraliser. Le « Musée Précaire Albinet » ne travaille pas pour la justice ou pour la démocratie. Le « Musée Précaire Albinet » ne veut pas montrer ce qui est « possible » ou « impossible ». Car la liberté de l’artiste et l’autonomie de l’art ne sont pas au service d’une cause. Si on prescrit ce pourquoi l’artiste devrait travailler, alors ce travail ne serait pas de l’art. Le « Musée Précaire Albinet » est un projet dans un réel surmenage, dans une réelle exagération. Ce n’est que dans l’excès et le déraisonnable que ce projet peut approfondir chaque jour son affirmation et être encore plus exigeant pour celui qui le reçoit que pour celui qui le donne. A chaque instant ce projet doit affirmer sa raison d’être et doit tout le temps défendre son autonomie d’œuvre d’art. Le «Musée précaire Albinet » doit être constamment reconstruit et il doit être conçu de nouveau dans ma tête et dans les têtes de la cité. Le « Musée Précaire Albinet » est un projet chargé de complexité, de contradiction, de difficulté, mais aussi de beauté. Ce sont les instants courts, rares et non-spectaculaires de la confrontation, que l’art peut engager partout, pour tout le monde, et à tout moment. Jamais je ne dirais que le « Musée Précaire Albinet » est un succès, mais jamais je ne dirais, non plus, que c’est un échec. »
SynchroniCity sera présentée à Moulins lors des ” Journées Européennes du Patrimoine” les 17 et 18 septembre 2011 à Moulins (France). Toutes les infos sur le site Culture.fr
SynchroniCity will be presented during the “European Heritage Days” the September 17th and 18th in Moulins (France).
« My Second Life art practice has largely involved moving physical prims around. I’m attracted to the smoothness of the motion, and the ability to manipulate gravity, mass, force, torque, and other physical characteristics we normally ascribe to objects in space. I’m also attracted by the limitations of SL’s physics engine – that piece of software governing all these attributes – which is occasionally overwhelmed at the enormity of its task.
This piece is a conceptual exploration of Werner Kurosawa’s Tower, and all the happenings inside it as currently installed at AIRE Vile Spatiale. The shape of the tower’s sections defines the trajectory of the prims as they “bounce” off surfaces on the way toward the bottom.
At the top of the tower, a single prim is released periodically down into the void. During its travels, that prim becomes two prims, they become four, they become eight, and at 870 meters (around the halfway point down the tower), 16 prims all converge at a rotating panel. As they continue their journey to the bottom, the process is reversed, until a single prim periodically strikes a collector on the surface.
Viewers can enable a sphere at the top, and ride it slowly down to witness all of these events. » Oberon Onmura, july 2011